Paul naît en 1844 au 2 rue Haute-Pierre à Metz, d’un père capitaine dans l’armée comme celui de Rimbaud et d’Elisa-Stéphanie Dehée, native de Fampoux, dans le Pas-de-Calais.
Verlaine est communard, mais il tremble d'être arrêté et va se cacher à la campagne; il connait des difficultés financières et professionnelles, il se remet à boire, tout cela détériore le climat familial.
À son retour, il trouve une lettre timbrée de Charleville. Signée d'un nom totalement inconnu, Arthur Rimbaud, elle contient des poèmes qui retiennent son attention. En septembre 1871, il invite cet adolescent poète, qui se révèle très vite étrange, développe des théories révolutionnaires, veut détruire le monde et changer la vie.
Lu à un dîner des Vilains Bonshommes, «le Bateau ivre» stupéfie tout le monde. Fasciné et amoureux, Verlaine ne quitte plus Rimbaud. Il l'introduit dans le cercle «zutique», fondé par Charles Cros, ne rentre plus chez lui qu'à l'aube, complètement ivre, au point que Mathilde, enceinte, exige le départ de Rimbaud.
Mais celui-ci est de retour en mai 1872, et, après deux mois de cohabitation pénible sous le toit familial et quelques scènes violentes, Verlaine choisit de s'enfuir en juillet avec Rimbaud, abandonnant femme et enfant, pour vagabonder en Angleterre et en Belgique.
Traversée de scènes violentes, de tentatives de réconciliation, leur relation tumultueuse et passionnée et leur fugue dure deux ans – au cours desquels Mathilde demande la séparation (1874), et Mme Rimbaud lance la police aux trousses de son fils – et se termine violemment, lorsque Verlaine, en juillet 1873, à Bruxelles, au cours d'une dispute, tire deux coups de feu sur Rimbaud, le blessant légèrement.
Il est alors emprisonné et passe deux années en prison à Bruxelles puis à Mons; c'est dans une cellule qu'il écrivit son chef-d'œuvre, le plus réussi de ses recueils, – inspiré de cette période de vie commune avec Rimbaud, de sa passion pour l'amant infernal, – Romances sans paroles (1874) où tout est devenu musique; c'est aussi dans sa cellule qu'il découvre la foi: rongé par le remords, d'amers regrets et un sincère repentir le conduisent à la conversion. Le poète s'efforcera alors à une double conversion morale et mystique dont témoigneront, à sa sortie de prison, les vers de Sagesse (1881), témoignage d'un chrétien sincère.
Sagesse apparaît comme un point d'aboutissement de six années mouvementées et dures: deux ans de prison, deux ans et demi passés en Angleterre comme professeur, deux ans encore d'enseignement, cette fois en France, à Rethel, entre 1877 et 1879. Paul Verlaine quitte l'institution Notre Dame à Rethel en août 1879, où il enseignait depuis la rentrée 1877.
Il s'est pris d'affection pour un élève, Lucien Létinois, originaire de Coulommes, village situé à 14 km de Rethel.
Après un bref séjour en Angleterre, tous deux rentrent à Coulommes.
Là, "Verlaine redécouvrit la campagne française...sa sérénité, son rythme lent, ses horizons apaisants. L'idée lui vint d'acquérir une exploitation rurale et de s'y retirer en gentilhomme : Poète et paysan". (Verlain . Pierre Petit-fils)
Une ferme est à vendre à Juniville, Verlaine fait appel à sa mère qui l'achète.
Les Létinois s'y installeront en mars 1880, rue de l'Aby. Verlaine loue une maison à 50 mètres de la ferme en face de l'auberge du Lion d'Or.
C'est dans cette auberge villageoise restaurée, reconstituée avec ses meubles, ses objets que s'est ouvert le musée Verlaine.
C'est là que le poète venait s'asseoir, causer, boire, écrire, dessiner, sur la longue table de l'auberge.
C'est un lieu vivant, plein de charme et imprégné de la présence du poète. Il mène alors une vie rangée et s'efforce d'abord de vivre selon cet idéal chrétien, mais très vite, ses vieux démons le reprennent; la solitude et la misère ont raison de ses contritions de prisonnier.
Amoureux d'un de ses élèves, Lucien Létinois, Verlaine passe avec lui quelques mois en Angleterre. C'est à son retour qu'il fait paraître Sagesse (1881), d'inspiration fortement chrétienne, mystique même: la part la plus originale de cette oeuvre consiste en un dialogue entre l'homme et Dieu, entièrement consacré à l'Amour. Le livre est un échec: son auteur a trop mauvaise réputation, et la conversion paraît suspecte.
Il faudra presque deux ans pour que Verlaine revienne un peu dans la vie littéraire: en collaborant à des revues comme Lutèce ou la Nouvelle Rive gauche, en se faisant de nouveaux amis, comme le poète Jean Moréas. Il vit alors avec sa mère, tente de retrouver un emploi, lorsqu'une nouvelle souffrance l'atteint: la mort de son jeune ami Lucien Létinois. Verlaine glisse alors de plus en plus dans l'alcoolisme et la débauche.
Les années qui suivent sont parmi les plus noires qu'ait connues Verlaine; la mort de sa mère en janvier 1886 finit de le jeter pleinement dans la misère. D'hôpitaux en hébergements provisoires, le poète traîne son arthrose et sa stérilité. Le seul texte marquant de cet «entracte noir absolument», comme il le dit lui-même, au cours duquel il est devenu clochard, est sa préface aux «Illuminations» de Rimbaud.

l'Auberge du Lion d'Or, abrite le musée Paul Verlaine à Juniville.

  • Signalitique sur la route Rimbaud Verlaine.
  • l'Auberge du Lion d'Or habrite aujourd'hui le musée Paul Vertlaine.
  • Copie de l'enseigne de l'auberge du Lion d'Or.
  • Copie de l'enseigne de l'auberge du Lion d'Or.
  • Auberge du Lion d'Or. Salle du rez de chausée.
  • Auberge du Lion d'Or. Dans la cuisine
  • l'Auberge du Lion d'Or habrite aujourd'hui le musée Paul Vertlaine. Sur cette table de l'auberge Verlaine passait boi re de l'absinte durant la période ou il vivait dans la maison de l'autre côté de la rue, aujourd'hui détruite.
  • Une des aquarelles d'Ernest Pignon Ernest de 1993 pour l'affiche du musée Verlaine de Juniville.
  • l'Auberge du Lion d'Or habrite aujourd'hui le musée Paul Vertlaine. Sur cette table de l'auberge Verlaine passait boi re de l'absinte durant la période ou il vivait dans la maison de l'autre côté de la rue, aujourd'hui détruite.
  • l'Auberge du Lion d'Or habrite aujourd'hui le musée Paul Vertlaine. Sur cette table de l'auberge Verlaine passait boi re de l'absinte durant la période ou il vivait dans la maison de l'autre côté de la rue, aujourd'hui détruite.
  • l'Auberge du Lion d'Or habrite aujourd'hui le musée Paul Vertlaine. Sur cette table de l'auberge Verlaine passait boi re de l'absinte durant la période ou il vivait dans la maison de l'autre côté de la rue, aujourd'hui détruite.
  • Banquette de cafée François 1er à Paris où c'est rendu Paul Verlaine.
  • Chambre de l'auberge
  • Expositions dans le jardin, mais aussi dans les salles du musée.
  • Arthur le fils de marc, l'hôte de l'auberge du Lion d'Or.
  • Expositions dans le jardin, mais aussi dans les salles du musée.
  • Dans le bar du musée tenue par marc.
  • Originale de l'enseigne de l'auberge.
  • Dans le bar du musée tenue par marc.
  • Dans le bar du musée tenue par marc.
  • Dans le bar du musée tenue par marc.